Propositions de l'Union des Amis du Parc pour les 7 commissions thématiques
5 octobre 2007
Commission Environnement et milieux naturels
La protection de l'environnement et des milieux naturels devra être d'autant plus vigoureuse que le Parc se trouvera pris en tenailles entre les deux OINs de Seine Aval et de Saclay, avec la pression urbanistique et les nuisances qui en résulteront. Entre ces zones urbanisées, le Parc joue le rôle d' infrastructure écologique.
- Accroître le rôle du Conseil scientifique.
- Renforcer l'équipe technique environnement et milieux naturels.
- Mettre en place des indicateurs et tableaux de bord de l'état environnemental du PNR pour assurer un suivi régulier de la conservation des espaces naturels.
- Inventorier, protéger et renforcer les corridors écologiques, notamment pour toutes les infrastructures telles que la RN10 pour assurer une continuité écologique de part et d'autre et pour garantir la continuité des écosystèmes et des milieux naturels protégés (Natura 2000, ZNIEFF).
- Renforcer la protection et l'entretien des zones humides ainsi que de la gestion des eaux de ruissellement et des draînages en forêt.
- Veiller particulièrement à l'interface du Parc avec les OIN, en particulier l'OIN de Saclay qui inclut déjà 2 communes du Parc.
- Organiser une véritable politique de lutte contre les nuisances aériennes (Toussus, Orly).
- Mettre en place une charte pour l'installation des antennes de téléphonie mobile tenant compte à la fois du principe de précaution et de critères esthétiques.
Commission Urbanisme, habitat, paysage
En matière d'urbanisme, le Parc se trouve environné de projets d'urbanisme à grande échelle (OINS) qui risquent de contaminer le territoire, en paticulier aux frontières avec ces entités.
- définir une limitation de l'évolution de la démographie dans les communes à une valeur inférieure à celle de la moyenne départementale (+ 3,6% dans les Yvelines entre 1990 et 1999) et des territoires environnants.
- fixer le nombre maximum de logements dans chaque commune et mettre en place une procédure de suivi de l'évolution démographique basée sur les recensements annuels et l'évolution des foyers fiscaux dans chaque commune.
En matière d'habitat, le Parc va devoir gérer une triple contrainte : préserver l'identité des bourgs et des villages tout en densifiant harmonieusement pour éviter l'étalement urbain et en mettant en œuvre un habitat économe en énergie qui sera forcément générateur de nouveaux aspects architecturaux (panneaux solaires, toitures végétalisés, etc).
- poursuivre les actions en faveur de la diversification et de la mixité sociale grâce à l'imbrication dans chaque petite commune des fonctions d'habitat, commerces, loisirs, activités tertaires, services administratif et sociaux.
- renforcer l'atelier d'urbanisme dans sa fonction de conseil avec obligation de le consulter en amont des projets significatifs sur lesquels le PNR donnera un avis explicite, et pour les permis de construire individuels afin d'assurer l'habitat écologique, le respect et la valorisation du patrimoine existant en même temps que la cohérence urbaine.
- organiser l'exposition itinérante du Forum de l'Eco habitat pour diffuser les nouvelles techniques et savoir faire en matière d'éco-construction et réhabilitation du bâti ancien. (redécouvertes de techniques particulièrement bien adaptées au bâti ancien et qui ont souvent des impacts faibles sur l'environnement, terre/paille, torchis, fibres naturelles).
- mettre en place un fond permanent pour l'aide à la réhabilitation du logement ancien.
En octobre 2004, les SAFER publiaient une étude alarmante sur « la fin des paysages ». Cette étude devrait être la base de toute réflexion sur les paysages du Parc qui font partie du patrimoine au même titre que le patrimoine bâti.
- faire participer l'Ecole Nationale du paysage de Versailles au Conseil scientifique pour, entre autres, définir des unités paysagères et créer un observatoire permanent des paysages.
- mettre en valeur la fonction paysagère et environnementale de l'agriculture par des projets éducatifs (classe découvertes).
Commission Maîtrise des énergies et transports
Un Parc énergétiquement optimisé : dans un contexte d'augmentation inéluctable du coût des carburants et de lutte contre les changements climatiques, la maîtrise des énergies est à la fois un problème environnemental et social puisque l'augmentation des prix de l'énergie va gréver de plus en plus les budgets modestes.
- priorité des priorité : limiter l'usage de la voiture individuelle pour les déplacements territoriaux :
- établissement d'un schéma directeur des liaisons douces visant à faire du vélo un moyen privilégié de transport tant pour les déplacements quotidiens que pour le travail (création de pistes cyclables, de parking à vélos, etc) ;
- mise en place d'un réseau de taxis collectifs, de bornes de co-voiturage, de petites navettes inter- villages et villages-gares.
- dynamiser les collectes sélectives de déchets.
- rechercher l'autonomie énergétique dans tous les bâtiments publics.
- encourager financièrement les actions d'économie d'énergie des particuliers.
Commission Développement économique et tourisme
Agriculture, artisanat, activités tertiaires, petit commerce et tourisme sont les activités économiques principales.
- soutenir activement le maintien et le développement du petit commerce et des services de proximité.
- développer un commerce de proximité ambulant en lien avec les petits commerçants et les producteurs locaux.
- mettre en place chaque fois que possible des filières courtes entre les productions agricoles du Parc et les consommateurs locaux, notamment les cantines scolaires.
- développer les activités artisanales en liaison avec les activités sportives non polluantes.
- utiliser des bâtiments de ferme sans emploi pour y loger des activités tertiaires ou artisanales.
- développer l'éco- tourisme (pédestre, équestre, cycliste) avec des capacités d'accueil douces (gîtes ruraux, chambres d'hôtes etc).
- favoriser l'Installation de petites entreprises en lien avec l'écologie, les nouvelles technologies et le secteur tertiaire.
Commission Agriculture et Forêts
Le Parc est un projet de territoire où l'agriculture doit être considérée comme une activité économique vitale. Il est essentiel de préserver le maximum de terres agricoles et de les péréniser pour favoriser une agriculture péri urbaine de qualité qui va devenir nécessaire pour assurer la sécurité alimentaire future des franciliens. En même temps, est souhaitable un Parc favorisant l'agriculture biologique et les pratiques agricoles tendant à minimiser la consommation d'énergie et des diifférents autres intrants.
- installer une commission agriculture qui faisait défaut dans l'ancienne charte et qui réfléchira, entre autres, à un territoire sans OGM auquel serait octroyé une reconnaissance particulière comme le propose la fédération des PNR .
- instaurer un dialogue permanent avec la grande agriculture céréalière pour créer une dynamique constructive et pérenne.
- encourager la constitution d'AMAP sur le territoire du Parc.
- aider et soutenir l'installation ou la reconversion des agriculteurs.
- mettre en place avec les agriculteurs une action systématique de protection de la biodiversité (création de bandes herbacées autour des champs, plantation de haies composites, rénovation et épaississement du rideau végétal, etc)
- organiser chaque fois que possible, des filières courtes agriculteurs , restaurateurs, cantines, commerçants.
- développer la culture des herbes médicinales et la recherche sur ces herbes.
La charte doit prendre en compte la spécificité forestière des communes qui ont manifesté le souhait d'entrer dans le Parc.
- préserver la qualité des espaces forestiers par :
- l'adoption de méthodes d'exploitation douces excluant les méthodes ultra mécanisées et prenant en charge la remise en état des chemins forestiers, après exploitation et l'entretien des draînages alimentant les mares forestières ( ex la mare de Villepert).
- la diversification des essences et la limitation des rendements.
- la sanctuarisation de certains arbres remarquables qui seront amenés à prendre le relais des arbres multi centenaires existants et dont certains sont en train de mourir.
- la préservation de toute exploitation de certaines zones forestières remarquables par leur biodiversité (Vallées Moussu) ou leur environnement paysagé (Haut Planet).
Commission Patrimoine et culture
Les patrimoines naturels et culturels du Parc ne font qu'un. Ils garantissent l'attractivité touristique.
pour le bâti
- poursuivre l'inventaire et la restauration du patrimoine vernaculaire.
- mettre en place l'inventaire et l'entretien du patrimoine archéologique.
- mettre en œuvre des procédures et actions pour la sauvegarde du petit patrimoine rural
- aider à l'entretien (toitures en particulier) des grandes fermes traditionnelles, qui sont les derniers vestiges des fermes royales ou seigneuriales.
- restaurer et mettre en valeur les rigoles.
pour le patrimoine naturel
- assurer le respect intégral des sites classés (vallée de Chevreuse, vallée de la Mérantaise, etc).
- réaliser l Inventaire des arbres vénérables et de leurs noms traditionnels.
- valoriser la mémoire locale.
- mettre en place avec l'Ecole du Paysage un observatoire permanent des paysages.
Pour la culture
- valoriser les actions se rapportant à la mémoire locale.
- valoriser les activités culturelles ayant un rapport avec le Parc.
- continuer la publication de l'annuaire culturel.
Commission stratégie participative et éducation
Il s'agit pour le Parc de mettre en œuvre une véritable éducation à l'environnement impliquant la population autant que possible et donnant la parole aux associations, acteurs privilégiés de la démocratie participative.
- instaurer un partenariat avec Fondaterra et l'Université de Versailles-Saint Quentin ( séries de conférences débat sur les enjeux de la planète, etc.).
- élargir le partenariat déjà existant pour l'éducation à l'environnement avec l'éducation nationale pour les enfants de tout le primaire, collèges et lycées du Parc.
- ouvrir de façon permanente une page de l'Echo du Parc aux associations et en particulier aux associations naturalistes et d'environnement.
- reconnaître le rôle fédérateur de l'Union des amis du Parc en l'invitant comme sous la charte actuelle à participer aux commissions, et à assister conseil syndical et au bureau.
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